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Evoluer pour mieux se servir : à vous de survivre !

Quand le DG communique sur la thématique "évoluer pour mieux servir et pour mieux vivre", nous constatons plutôt que l’accompagnement de ces réformes semble aujourd’hui motiver nos cadres dirigeants, puisqu’elle constitue une action particulièrement valorisée et récompensée dans leur objectif naturel de carrière individuelle et d’avancement au sein de l’Administration. Ce mode d’intéressement ne doit cependant pas tendre vers le démantèlement de la DGFIP et la détérioration de nos missions.

Les cadres tendent de plus en plus à imposer avec autorité la volonté de la hiérarchie et les efforts reposent trop sur les agents de terrain. Nous avons permis que le processus de décision ne se fasse aujourd’hui que dans un sens descendant et les agents subissant chaque jour le poids des réformes successives ne sont que trop rarement écoutés et associés au dialogue.

Nos Chefs de service ne doivent pas se contenter de leur rôle de garde chiourme, ils doivent cesser de fermer les yeux sur les importants dysfonctionnements qui risquent, en raison de l’empilement des mesures de réforme non négociées et totalement improductives, de faire imploser la DGFIP. Ce sont eux, au contraire, qui ont une responsabilité pour écouter leurs agents et faire remonter les difficultés, propositions et constatations de leurs équipes.

Plus généralement, nos dirigeants tentent de mettre en place la politique d’Evaluation des Politiques Publiques rendue aujourd’hui nécessaire par la politique de Modernisation de l’Action Publique. Cette EPP met en place un maximum d’indicateurs au niveau local et a pour objectif, à terme, de constituer un modèle macro-économétrique qui permettrait d’évaluer le plus fidèlement possible les conséquences d’une décision politique. Cette méthode part cependant toujours du postulat que tout peut se chiffrer et que nos décideurs politiques connaissent les remèdes nécessaires à chaque dysfonctionnement identifié.

Il serait plutôt souhaitable de replacer les acteurs de terrain et également les usagers au cœur du système de réforme. Les sujets de réforme doivent venir de la base, et non être imposés par l’idéologie dominante. Il faut tenter de faire poindre la nécessité d’un nouveau processus de décision ascendant où l’homme politique n’est plus que l’acteur d’une volonté issue de la base. L’attention des cadres vis à vis de leurs équipes en serait déjà un modeste préalable...

Article publié le 13 décembre 2016.


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